Burkina Faso : Pascal Zaida qualifie de mauvaise la gouvernance du président du Faso

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BurkinaFaso :-Politique-Gouvernance
– Pascal Zaïda, président du Cadre d’expression démocratique (CED), une OSC, a qualifié samedi de «mauvaise», la gouvernance du président du Faso, nous rapporte le quotidien d’Etat Sidwaya du lundi.

La gestion du pouvoir par Roch Marc Christian Kaboré, de l’avis de Pascal Zaïda, est «mauvaise» parce qu’elle ne répond pas aux aspirations du peuple burkinabè, lit-on dans Sidwaya.

Au cours de la première assemblée générale du CED tenue le samedi 30 juin à Ouagadougou, M. Zaïda a affirmé que depuis l’avènement au pouvoir du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP, décembre 2015), les lignes n’ont pas bougé en matière politique, économique, judiciaire et sécuritaire, note Sidwaya.

Le président du CED dit ne pas constater le décollage du Plan national de développement économique et social (PNDES) car le constat, selon lui sur les plans économique, politique, social, judiciaire est amer.

La fronde sociale, aux dires de Pascal Zaïda, a atteint son paroxysme depuis l’arrivée au pouvoir de Roch Kaboré et «cela démontre leur (autorités) incapacité à engager un dialogue honnête avec les syndicats », regrette l’activiste dans le quotidien d’Etat Sidwaya de ce jour.

S’agissant de la liberté d’expression, le journal note que de l’avis de M. Zaïda, il y a un recul en la matière au Burkina Faso. Son arrestation (en octobre 2017) ainsi que celle du webactivitiste Naim Touré (en juin 2018) constituent selon le président du CED, une entrave de cette liberté d’expression.

Concernant la sécurité, à entendre l’activiste, l’incapacité du gouvernement à lutter contre le terrorisme est visible.

« A cause de cette situation, plusieurs élèves n’ont pas pu composer les examens du CEP et du BEPC », déplore Pascal Zaïda dans Sidwaya.

M. Zaïda a donné un ultimatum de six mois au MPP pour juger les dossiers de l’insurrection populaire de 2014 et du putsch manqué de 2015. La suppression de la loi «shérif » de même que le retour des exilés politiques ont été réclamés par ce leader de la société civile, dans le journal.

La loi dite de Shérif Sy (ex président du parlement de Transition) a exclu en novembre 2015, des candidats pour leur supposée implication dans le projet de modification constitutionnelle qui a emporté le président Blaise Compaoré, en octobre 2014.
Agence d’Information du Burkina
ms/bl/ata
(AIB)

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