Absence de Blaise COMPAORE au procès de Thomas SANKARA: Le Balai citoyen parle de diversion des avocats de l’ancien président

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Le Balai citoyen était devant la presse ce 7 octobre dernier à son siège à Ouagadougou. Objectif, se prononcer sur la situation sécuritaire, sur le procès de l’assassinat du président Thomas Sankara et de ses 12 compagnons, le maintien de la fermeture des frontières terrestres et la gouvernance du pays notamment dans le domaine de l’éducation et des infrastructures.

Depuis 2015 le Burkina Faso fait face au terrorisme. Phénomène qui a tué plusieurs Burkinabè et a forcé le départ d’un million de Burkinabè de leur lieu d’habitation et a mis en branle le développement du pays et l’unité nationale. Mais pour le Balai citoyen, rien n’est fait du côté des autorités en charge de la sécurité et de la défense pour arrêter l’hémorragie. Pour Eric Ismaël Kinda, porte-parole du Balai citoyen, ces autorités « demeurent muettes sur d’éventuelles stratégies à mettre en œuvre afin de parer à toute éventualité ». Il n’a pas hésité a pointé du doigt sur l’Assemblée nationale. «  l’Assemblée nationale, l’institution censée interpeler le gouvernement dans ce sens se mure dans un silence assourdissant », a indiqué Eric Ismaël Kinda.

Et de s’en convaincre que la gestion calamiteuse de la crise sécuritaire n’est plus ni moins qu’un abandon des populations à leur triste sort par le gouvernement. Pour apporter sa partition pour changer les choses Eric Ismaël Kinda a soutenu que le Balai citoyen a déposé une plainte le 28 juin dernier auprès du Procureur du Faso près le tribunal de grande instance Ouaga 1 simultanément contre le gouvernement pour non-assistance à personnes en danger et une dénonciation de faits pouvant constituer des infractions pénales. Malheureusement a fait savoir le porte-parole du Balai citoyen, le dossier n’a pas enregistré une certaine évolution. Il dit quand même garder espoir que cette situation est due à une lenteur de l’appareil judiciaire et non pas d’une volonté délibérée d’ignorer leur plainte.

Sur le dossier relatif à la dénonciation portant sur l’affaire Appolinaire Compaoré, le Balai citoyen exhorte la justice burkinabè à ne pas se laisser divertir par des campagnes de communication «  visant à faire croire qu’ un rapport d’experts de l’ONU aurait disculpé les personnes incriminées ». Et le porte-parole du Balai citoyen de poursuivre en ces termes : «  le Balai citoyen met la justice burkinabè devant ses responsabilités et l’exhorte à diligenter ses propres enquêtes sur cette affaire au lieu de sous-traiter ses compétences ». Quant à ceux qui pensent que cette plainte vise à amuser la galerie, Smockey dit qu’il n’est pas utopique de rêver et que cela peut même changer les choses .

Eric Ismaël Kinda n’a pas manqué de féliciter l’ASCE-LC, la justice, les FDS qui ont permis de mettre la main sur des contrebandiers de carburant. Sur l’ouverture du procès de l’assassinat de Thomas Sankara qui s’ouvre le lundi prochain les premiers responsables du Balai citoyen ont donné leur lecture. Pour ce faire, Eric Ismaël Kinda a invité les autorités judiciaires à travailler à ne pas commettre les mêmes erreurs produites lors du procès du putsch de 2015. Il dit souhaiter que le procès soit retranscrit à la télévision afin de permettre aux Burkinabè ainsi qu’au monde entier de suivre de bout en bout ce procès. Se prononçant sur l’ absence de l’ancien président du Faso Blaise Compaoré à ce procès, Serges Bambara dit Smockey a indiqué que les propos des avocats de Blaise Compaoré  qui évoquent son immunité pour ne pas prendre part au procès visent à divertir l’opinion publique et n’est que pure diversion.

Pour lui, que Blaise Compaoré soit présent ou non, cela n’enlève en rien à la qualité du procès. Et Smockey d’ajouter que Blaise Compaoré ne soit pas présent au procès ,n’a rien d’étonnant, le plus important pour lui,c’est que le droit soit dit et que l’on passe à autre chose. Depuis plus d’un an, les frontières terrestres sont fermées pour cause de COVID-19. Depuis lors, les populations souffrent de cette situation à travers la flambée des produits de première nécessité. C’est pourquoi le Balai citoyen demande aux gouvernants africains d’ouvrir ces frontières terrestres et ferroviaires. Selon ses propos, la fermeture des frontières a créé «  des zones de non droit, propices à toutes sortes de trafics ». Pour lui, « l’indifférence des gouvernements sur la question frise le mépris envers les citoyens ».

Par ailleurs, le porte-parole du Balai citoyen est revenu sur la gouvernance actuelle qui,selon lui, a érigé la corruption en norme. Rappelant l’effondrement d’une salle de classe de l’école B de Dandé et l’effondrement de la dalle d’un immeuble à l’Université Norbert Zongo de Koudougou, Eric ismaël Kinda a signifié que  « ces drames trouvent leur source dans la corruption érigée en système ». Et d’accuser les tenants du pouvoir. « Nous tenons pour responsables et complices de cette chaine de corruption à plusieurs tentacules, les potentats du pouvoir MPP et ses alliés »,a-t-il soutenu.

Ainsi il a exhorté que la lumière soit faite sur ces effondrements et que les responsabilités soient situées. Quant à la rentrée scolaire, le Balai citoyen a appelé les autorités de ce secteur à un hauteur d’esprit et à ne pas conduire ce secteur dans un précipice. Sur la question malienne, le Balai citoyen dit soutenir le peuple malien avant d’indiquer que ce qui se passe dans ce pays doit interpeller toute la jeunesse de l’Afrique. Pour lui, le Mali en tant qu’Etat souverain, « nul ne devrait lui imposer des partenaires ou encore lui interdire le droit inaliénable de faire ses propres choix ».

Sur la question de Wagner au Mali,Eric Ismaël Kinda dit ne pas décider à la place du peuple malien,lui seul peut apprécier cette situation. Il a fustigé la France qui veut imposer au Mali ses partenaires .Pour lui, l’armée française joue à un jeu trouble au Mali et elle est informée des moyens utilisés par les terroristes.

Œil Du Faso

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